Italie Pour Matteo Renzi, les unions civiles gay ne peuvent plus attendre après le référendum irlandais

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Italie Pour Matteo Renzi, les unions civiles gay ne peuvent plus attendre après le référendum irlandais

Message par vanessa-78 le Dim 31 Mai - 11:55

Jeudi 28 mai 2015 à 20h52

Le premier ministre italien Matteo Renzi a déclaré que son pays ne pouvait pas retarder les unions civiles "plus longtemps", après la légalisation du mariage homosexuel en Irlande.

Le référendum en faveur du mariage gay en Irlande n'en finit pas de susciter des remous dans les pays démocratiques qui ne l'ont pas encore légalisé.

Après, l'Australie et l'Allemagne où les dirigeants en place sont interpellés par leur opposition et les organisations LGBT, c'est au tour du premier ministre d'Italie de réagir.

Contrairement au Premier ministre australien ou à Angela Merkel, Matteo Renzi a profité du vote irlandais pour pousser son projet de légalisation d'unions civiles entre personnes de même sexe.

Il estime que son pays ne peut pas retarder les unions civiles "plus longtemps", après la légalisation du mariage homosexuel en Irlande.

D'autres personnalités politiques italiennes ont également commenté le résultat, comme Robert Speranza, le leader du Parti démocratique de Matteo Renzi qui a dit: "Maintenant, c'est le tour de l'Italie".

"Le moment est venu, enfin, d'approuver cette mesure avant la fin de l'été", a ajouté le sénateur démocrate Andrea Marcucci.

"L'Irlande nous donne une leçon de civilité», a déclaré le président de la région des Pouilles.

L'Italie est le dernier grand pays d'Europe occidentale à ne reconnaître aucun statut légal aux couples homosexuels. Alors que d'autres bastions catholiques comme l'Espagne, le Portugal, l'Irlande ou encore Malte ont cédé l'un après l'autre ces dernières années, les projets de loi instaurant des unions civiles en Italie sont toujours retournés dans les tiroirs.

"En Italie, il n'y a aucun type de loi, ni pour les couples, ni pour les célibataires, aucune loi contre l'homophobie, rien de rien. C'est une honte pour notre pays", explique Flavio Romani, président d'Arcigay, la principale association homosexuelle du pays, en dénonçant "des politiciens trop attentifs au pouvoir clérical".

Un nouveau projet de loi se présente cependant sous de meilleurs auspices. Actuellement examiné en commission au Sénat, il devrait être soumis au vote de la chambre basse avant l'été, et adopté avant la fin de l'année, selon des responsables du Parti démocratique (PD) de Matteo Renzi.

Le chef du gouvernement se heurte à l'opposition de ses alliés du centre-droit, qui ont déposé des milliers d'amendements pour contester deux points essentiels: la pension de réversion et surtout la possibilité d'adopter l'enfant du partenaire.

Les enquêtes d'opinion, assez rares sur le sujet, sont claires: selon deux sondages Ipsos et Euromedia d'octobre, environ 75% des Italiens sont favorables à un statut légal pour les couples homosexuels, mais seulement un tiers acceptaient le mariage ou l'adoption généralisée.

Selon un autre sondage publié mercredi par La Stampa, et réalisé cette fois après le oui irlandais, les Italiens seraient désormais 51% à approuver le mariage homosexuel.
SOURCE E-LLICO

vanessa-78

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Re: Italie Pour Matteo Renzi, les unions civiles gay ne peuvent plus attendre après le référendum irlandais

Message par vanessa-78 le Mar 6 Oct - 12:25

Les Italiens favorables aux unions civiles pour les gays
Une grande majorité d'Italiens se dit favorable à la reconnaissance des couples homosexuels ainsi qu'à la communion pour les divorcés, selon un sondage publié mardi, au deuxième jour du synode sur la famille qui se tient au Vatican.

E-llico.com / Actus

Mis en ligne le 06/10/2015

Selon les résultats de ce sondage publiés dans le Corriere della Sera, 74% des Italiens se disent favorables à un statut - 37% pour le mariage, 37% pour l'union civile - pour les couples homosexuels, alors que l'Italie est le dernier grand pays d'Europe occidentale à n'en reconnaître aucun.

Malgré l'opposition de l'Eglise à toute reconnaissance des couples de même sexe, les catholiques pratiquants ne se démarquent pas: 25% se disent favorables au mariage homosexuel et 37% aux unions civiles.

Autre signe du fossé entre les catholiques "de base" et la hiérarchie, 84% des catholiques italiens interrogés se disent favorables à ce que les divorcés puissent communier.

La question d'un possible accès des divorcés remariés à la communion est l'une des plus brûlantes du synode sur la famille qui s'est ouvert dimanche au Vatican.

Et les unions civiles pour les couples homosexuels promises par le gouvernement de centre-gauche de Matteo Renzi sont encore au point mort, le projet de loi restant bloqué par un flot d'amendements en commission au Sénat.

Le sondage a été effectué par l'institut Ipsos pour le compte du quotidien Corriere della Sera les 29 et 30 septembre sur un échantillon de 998 personnes.

(Source AFP)

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Re: Italie Pour Matteo Renzi, les unions civiles gay ne peuvent plus attendre après le référendum irlandais

Message par vanessa-78 le Mer 21 Oct - 12:06

L’union civile avance


Le projet de loi sur l’union civile en Italie a finalement atterri au parlement jeudi dernier . Toutes les tentatives précédentes pour faire adopté cette loi ont été contrecarrés par l’Eglise catholique. Mais l’influence de l’Église sur les droits des homosexuels semble être moins forte.

Le premier ministre, Matteo Renzi, avait réussi à faire voter un projet de loi sur la réforme constitutionnelle par le Sénat, il pouvait passer sur un autre promesse de son mandat: le projet de loi d’union civile.

L’Italie étant le dernier grand État en Europe occidentale à ne pas offrir aux couples homosexuels l’égalité des droits .

L’Église catholique n’a pas tardée à faire entendre sa voix, avec Nunzio Galentino, le secrétaire général de la conférence des évêques italiens, en disant qu’il était impensable qu’un gouvernement puisse mettre autant d’énergie dans un débat qui éroderait les valeurs de la famille traditionnelle .

Mais la majorité des partis de l’opposition italienne, y compris Forza Italia de Silvio Berlusconi, soutiennent ces propositions

L’influence de l’Eglise sur la politique italienne a réussi à faire echouer les tentatives faites par les gouvernements précédents pour faire voter l’ouverture des unions aux couples homosexuels

Le projet de loi, qui est basée sur le modèle allemand, ne permet pas le mariage homosexuel, mais reconnaîtrait les unions de même sexe.

La partie la plus controversée reste la proposition visant à permettre à une personne homosexuelle à adopter l’enfant de sa/son partenaire si l’enfant n’a qu’un seul parent légal.

Le chef du Nouveau Parti centre droit, qui fait parti de la coalition au pouvoir, Angelino Alfano, a déclaré dimanche qu’il fera tout bloquer l’adoption par des couples homosexuels « afin de défendre le droit des enfants à avoir un père et une mère » ainsi que pour prévenir la propagation de «la location d’utérus»

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Re: Italie Pour Matteo Renzi, les unions civiles gay ne peuvent plus attendre après le référendum irlandais

Message par vanessa-78 le Mer 11 Nov - 23:10

Les “mariages homosexuels” conclus à l’étranger ne peuvent pas être reconnus en Italie

Les mariages conclus entre personnes de même sexe à l'étranger ne pourront pas être reconnus en Italie, a tranché mardi la justice italienne, au grand dam des villes qui avaient pourtant défié le gouvernement en agissant de la sorte.

La plus haute instance administrative de la péninsule a rejeté un jugement d'un échelon judiciaire inférieur en faveur des villes comme Rome, Milan ou Naples, qui avaient enregistré des mariages homosexuels célébrés à l'étranger en dépit du fait que l'Italie n'a pas de cadre légal pour ce genre d'unions.

La décision a été applaudie par le ministre de l'Intérieur Angelino Alfano, qui avait interdit cette pratique l'année dernière.

"Que ça soit clair: le mariage entre deux personnes du même sexe n'est pas envisagé dans la loi italienne, donc les retranscriptions réalisées par des maires locaux sont illégales", a-t-il déclaré.

Le jugement a été accueilli avec colère mais peu de surprise par les défenseurs des droits des homosexuels, dans ce pays où l'influence de l'Eglise catholique, opposée à toute forme de reconnaissance des couples de même sexe, est omniprésente en politique.

Une loi qui permettrait des unions civiles entre personnes du même sexe est actuellement en examen au Parlement mais se heurte à une opposition farouche.

En octobre 2014, le maire centre gauche de Rome, Ignazio Marino, avait reconnu 16 mariages homosexuels célébrés hors d'Italie, refusant ensuite de les annuler, estimant que ces couples avaient les mêmes droits que les couples hétérosexuels mariés à l'étranger. Un geste avait déclenché une levée de boucliers dans les rangs du clergé et de la droite. Et au début de l'année, le maire de Milan, Giuliano Pisapia, était poursuivi pénalement pour les mêmes raison.

Source : stophomophobie

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Re: Italie Pour Matteo Renzi, les unions civiles gay ne peuvent plus attendre après le référendum irlandais

Message par vanessa-78 le Dim 10 Jan - 11:54

Forte mobilisation des contre l’union civile homosexuelle

Mattero RenziLors d’une conférence de presse le président du Conseil, Matteo Renzi, a abordé la question des unions civiles homosexuelles. La loi Cirinnà, portant le nom de la sénatrice du Parti Démocratique italien à l’initiative de cette loi, sera étudiée au Sénat italien le 26 janvier prochain. Renzi a clairement annoncé qu’il veut arriver rapidement à l’approbation de la loi.

Cette loi prévoit la possibilité d’adoption par un des partenaires homosexuels de l’enfant de l’autre.

Le comité Defendons nos enfants, qui s’est formé à l’occasion de la manifestation pro-famille du 20 juin dernier à Rome, a fait savoir qu’il est entrain d’organiser un nouveau Family Day, seul un retrait complet de la loi pouvant l’éviter d’après eux .

Un référendum est également en projet pour contrer la loi : « Nous sommes prêts à recueillir des signatures pour un référendum contre la loi Cirinnà sur les unions civiles, si elle venait à être approuvée, et à manifester au cours d’une nouvelle journée Family Day en faveur des valeurs de la famille traditionnelle. » explique Mauricio Sacconi, sénateur centre-droit, qui continue : « La loi Cirinnà ne peut être amendée : de fait elle décrit un mariage, crée des conditions pour l’extension de la parentalité aux couples homosexuels et fournit un encouragement à qui veut pratiquer la GPA. Nous déposerons des questions de constitutionnalité et nous demanderons que le débat retourne en commission. »

Par un arrêt historique, la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) avait recommandé, mardi 21 juillet, à tous les pays européens de prévoir au moins une forme d’union civile pour les homosexuels. Saisis par trois couples homosexuels italiens, les juges de Strasbourg ont en effet condamné Rome à leur offrir « un cadre juridique spécifique pour reconnaître et protéger leur union entre personnes du même sexe ».

Dans cet arrêt intitulé « Oliari et autres contre Italie », la Cour a estimé que l’absence totale d’union civile, sur le modèle du pacte civil de solidarité (pacs) français, était contraire à l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme qui garantit le « droit au respect de la vie privée et familiale ». Selon elle, l’absence de reconnaissance juridique est attentatoire aux « besoins essentiels relatifs à un couple engagé dans une relation stable ».

source : infolgbt

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A propos du projet de loi d’union civile pour les couples de même sexe : l’offensive feutrée des catholiques italiens

Message par vanessa-78 le Mer 20 Jan - 12:36

Même si l’Eglise et le Vatican se tiennent plus éloignés que par le passé de la vie quotidienne des Italiens, les réserves exprimées par le secrétaire général de la Conférence épiscopale italienne, Mgr Nunzio Galantino, à propos du projet de loi d’union civile pour les couples homosexuels ont fouetté les ardeurs des parlementaires ouvertement catholiques. Le texte devrait être discuté au Sénat à partir du 28 janvier.

Reconnaissant la prérogative de l’Etat de légiférer «sur les unions de types variés», le prélat s’alarme, dans un entretien au Corriere della Sera du 13 janvier, des conséquences potentielles de la disposition permettant à un des membres du couple d’adopter l’enfant de son conjoint. Pour l’Eglise, selon laquelle la future loi présentée par la députée de gauche Monica Cirinnà est un «brouillon juridique», cette possibilité offerte aux couples hétérosexuels mariés ouvre la voie à une surenchère pouvant conduire à des demandes d’adoption simple ou au recours à des mères porteuses.

Dans la foulée de l’intervention de Mgr Galantino, une trentaine de parlementaires du Parti démocrate ont envoyé une lettre ouverte au premier ministre et secrétaire de la formation de centre gauche, Matteo Renzi, afin qu’il fasse retirer du texte de loi l’article concernant l’adoption. D’autres élus tentent de rédiger un amendement de substitution baptisée «garde renforcée», permettant à l’un des conjoints d’exercer une forme d’autorité sur l’enfant, lequel choisira à sa majorité d’être ou non adopté.

Le temps presse. L’Italie est l’un des derniers pays d’Europe occidentale à n’avoir aucune législation concernant les couples homosexuels et leurs droits. La Cour européenne des droits de l’homme a pressé la Péninsule, en juillet 2015, d’offrir «un cadre juridique spécifique pour reconnaître et protéger l’union entre personnes du même sexe». En l’absence de loi spécifique, le tribunal des mineurs de Rome a permis, en 2014, à un membre d’un couple homosexuel d’adopter l’enfant de son partenaire.

Pour Matteo Renzi, l’affaire est délicate. Même si le président du Conseil n’est pas à l’origine de la loi, il ne peut s’en désintéresser. Il l’a promise aux Italiens dans son discours d’investiture. Et la gauche attend de lui un signal politique, après avoir encaissé deux défaites sur la réforme du marché du travail et de l’école. Matteo Renzi refuse de céder pour l’instant aux prétentions de l’aile catholique de son parti. Position d’autant plus louable qu’il vient justement de cette tradition.

En 2007, il avait participé à Rome, aux côtés de la droite berlusconienne et traditionaliste, à une manifestation monstre contre un précédent projet d’union civile, le Dico (droits et devoirs des personnes vivant de manière stable en concubinage), obligeant le gouvernement de gauche de Romano Prodi à le retirer. D’autres projets ont connu le même sort, victimes d’oppositions transversales et de calculs politiques: ni le «contrat d’union solidaire «(CUS), ni les «droits et devoirs de réciprocité entre concubins «(DiDoRe), proposé par Silvio Berlusconi en 2008, n’ont pu voir le jour.

Comme le chef du gouvernement cependant, la société a évolué sur cette question. 55% des personnes interrogées se disent désormais favorables à la reconnaissance de droits juridiques pour les couples homosexuels. De plus, avertis par les précédents échecs, les législateurs ont pris toutes les précautions pour ménager les susceptibilités des «tradis», afin que rien ne puisse permettre de rapprocher le contrat liant des personnes de même sexe à un mariage qui reste pour eux le fondement de la famille. Ce pacs qui ne dit pas son nom s’intitule très officiellement «formation sociale spécifique».

Matteo Renzi espère que le scrutin à bulletin secret permettra à chaque parlementaire de voter en son âme et conscience. Sachant que toutes les formations politiques sont divisées sur ce sujet, il espère faire naître une majorité bariolée allant de la Ligue du Nord au Mouvement 5 étoiles. Son allié au gouvernement, le très catholique parti du Nouveau Centre-droit, a promis de ne pas faire de cette affaire un casus belli. «Il est clair que le gouvernement n’interviendra pas sur cette matière, aurait-il dit à
ses proches, mais une loi est nécessaire.»

Mais le président du Conseil redoute que des calculs politiques l’emportent sur les convictions. Déjà, Silvio Berlusconi, converti aux droits des homosexuels, appelle son parti à voter contre le texte pour sanctionner l’exécutif. Quant à l’Eglise, elle joue l’ambiguïté. Alors qu’une manifestation en faveur de la famille traditionnelle est prévue le 30 janvier, à Rome, Mgr Galantino affirme que «les chrétiens conscients n’ont pas besoin d’un évêque qui les guide». Tout en espérant que «des parlementaires et des secteurs de la société civile font tout pour empêcher une fuite en avant».

Philippe Ridet, Rome (Le Monde)
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Des dizaines de milliers d’Italiens dans les rues pour réclamer la reconnaissance légale des couples de même sexe

Message par vanessa-78 le Mar 26 Jan - 22:48

"C'est une journée historique pour ce pays, une immense mobilisation qui s'est nourrie du désir et de l'enthousiasme de tant et tant de personnes ayant à coeur les valeurs d'égalité", s'est réjoui dans un communiqué Gabriele Piazzoni, secrétaire d'Arcigay, principale association italienne de défense des LGBT.

A l'appel des organisateurs, des dizaines de milliers de personnes sont descendues dans les rues pour 'réveiller' le pays et réclamer une protection pour tous les couples et familles. A Rome, les manifestants ont fait sonner 'horloges, montres et réveils' en milieu d'après-midi, scandant : "Italie... c'est l'heure d'être civile".

Le Sénat doit en effet entamer dès jeudi l'examen d'un projet de loi d'union civile, qui permettrait aussi d'adopter sous condition les enfants naturels de son conjoint, et de bénéficier le cas échéant d'une pension de réversion. Rappelons que l'Italie est le dernier grand pays d'Europe occidentale à ne reconnaître aucun statut aux couples homosexuels.


Le texte divise la majorité gouvernementale de centre-gauche de Matteo Renzi, mais les manifestants espèrent qu'il passera sans être 'édulcoré' grâce au soutien d'élus de la gauche non-gouvernementale, du Mouvement 5 Etoiles et même de Forza Italia de Silvio Berlusconi, qui s'était déclaré en 2014 déjà favorable à un pacte d’union civile sur le modèle allemand.

L’Église catholique y est opposée et réclame des amendements au projet.

Ovationnée par les manifestants, Monica Cirinna, sénatrice de centre-gauche, a promis : "Le Parlement est prêt et mûr". Et, peu importe sa décision, s'est également réjouie Marilena Grassadonia, présidente de l'association Famiglie Arcobaleno (Familles Arc-en-ciel), se félicitant d'un large soutien de la société civile. "Nous avons déjà gagné une bataille... Nous étions des familles fantômes pour des millions d'Italiens, maintenant nous sommes une réalité que personne ne peut nier".

Source : stophomophobie

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Re: Italie Pour Matteo Renzi, les unions civiles gay ne peuvent plus attendre après le référendum irlandais

Message par vanessa-78 le Dim 31 Jan - 10:59

« Unions civiles » entre conjoints de même sexe : « La société italienne est prête » mais le débat s’annonce houleux !

Avec bien dix ans de retard, l’Italie est depuis quelques jours le théâtre de virulents débats sur l’union civile des couples homosexuels, alors qu’une proposition de loi parlementaire arrive ce jeudi 28 janvier au sénat. Depuis 1986, les projets se sont en effet succédé, mais tous ont été enterrés. Et ce nouveau texte, ouvrant droit à la pension de réversion et à la possibilité d'adopter sous conditions les enfants naturels de son conjoint et de choisir un nom en commun, ne fait pas exception et divise profondément la majorité.

Mais, si de nombreux élus d'opposition semblent prêts à voter la proposition, l’aile catholique de la majorité gouvernementale de centre-gauche de Matteo Renzi, y est opposée, encouragée par la droite traditionnelle. Quelque 6 000 amendements ont d'ailleurs été déposés, dont un formulé par des élus chrétiens, qui prévoit une peine allant jusqu'à deux ans de prison et un million d'euros d'amende pour tout Italien ayant recours à la gestation pour autrui, y compris dans un pays où elle est légale, et jusqu'à 12 ans de prison pour toute personne « organisant, favorisant ou promouvant » la pratique.

Officiellement le Premier ministre affirme vouloir passer outre ces antagonismes, qui se retrouvent au sein de la société : 46% des Italiens sont favorables au texte, 40% s’y opposent, le reste ne tranche pas. Tous les espoirs sont donc permis.

Marco et Giampietro, conjoints et parents de jumeaux nés grâce à une mère porteuse aux USA, espèrent donc que cette fois-ci leur statut sera enfin reconnu, davantage pour garantir des droits à leurs enfants que pour eux-mêmes. Et, comme ces dizaines de milliers d'Italiens qui auront manifesté à travers le pays pour soutenir la proposition, ils appellent le pays à se réveiller : « La société est prête » mais le débat s'annonce houleux.

De leur côté, les opposants prévoient une démonstration de force samedi prochain. Mais, si le projet déchire la classe politique, les partisans maintiennent la mobilisation. La dernière campagne en date, initiée par des associations de défense des droits des femmes, invite ainsi le Parlement à ne pas céder aux « compromis moyenâgeux » pour le bien commun et pour tous les Italiens.

Joëlle Berthout
stophomophobie.org


La manifestation d'opposants aux unions civiles rassemble moins de monde qu'attendu
Des dizaines de milliers d'opposants aux unions civiles pour les couples de même sexe ont manifesté, mais moins massivement qu'attendu, samedi à Rome contre une proposition de loi actuellement discutée au Parlement.

Mis en ligne le 30/01/2016

Les journalistes présents ont évalué à quelques dizaines de milliers le nombre de manifestants, quand les organisateurs espéraient au moins un million. Aucun chiffre de source officielle n'était disponible dans l'immédiat. "Le plus de monde possible doit participer, souvenez-vous que c'est la seule arme dont nous disposons !", avait lancé vendredi l'organisateur de ce "Family Day", Massimo Gandolfini.

Plusieurs orateurs se sont succédé tout au long de l'après-midi sur le podium où une immense banderole affichait : "Il est interdit de mettre la famille à la casse". Le chef du gouvernement, Matteo Renzi, qui soutient la proposition de loi sur les unions civiles, a fait de la "mise à la casse" de la vieille Italie l'un des ses slogans préférés.

"Une société qui ne met plus de limites est une société qui devient folle", a lancé samedi Massimo Gandolfini à la foule des parents, grands-parents et enfants rassemblés dans le centre de la Ville éternelle sous un ciel maussade. "Au moment des élections, nous devrons nous souvenir de qui s'est rangé du côté des familles et des enfants et qui l'aura oublié", a-t-il déclaré.

Les partisans de cette proposition de loi, dont le Sénat italien a commencé l'examen jeudi, avaient eux manifesté samedi dernier à travers l'Italie pour "réveiller" le pays et réclamer une protection pour les couples de même sexe et leurs enfants. L'Italie est le dernier grand pays d'Europe occidentale à ne reconnaître aucun statut aux couples homosexuels. Les opposants au texte se défendent cependant de toute homophobie.

Un père et une mère

Les opposants à la proposition de loi Cirinna, du nom de la sénatrice qui la porte depuis des années, affirment vouloir surtout défendre les droits et l'avenir des enfants, qui, affirment-ils, ont besoin d'un père et d'une mère. En l'état actuel, le texte, issu d'une médiation parlementaire, prévoit d'instaurer une union enregistrée par un officier d'état-civil entre personnes du même sexe, qui s'engagent à une vie commune dans la fidélité et à une assistance morale et matérielle réciproque.

Mais, au sein même de la majorité de centre-gauche, ce sont les mesures supplémentaires qui posent problème: la possibilité de bénéficier d'une pension de réversion et surtout celle d'adopter les enfants naturels de son conjoint. "Faire volontairement des orphelins de père ou de mère: ça n'est humainement pas acceptable", avait ainsi expliqué vendredi à Rome Ludovine de La Rochère, présidente de la "Manif pour Tous" en France, venue avec une dizaine d'autres sympathisants apporter son soutien au "Family Day" italien.

Les alliés de centre-droit de Matteo Renzi, son ministre de l'Intérieur Angelino Alfano en tête, rejettent catégoriquement l'adoption de l'enfant du conjoint, de même que la frange catholique du Parti démocrate (PD, majorité), qui menace de réclamer un référendum abrogatif si la loi passe en l'état. Pour l'instant, les sondages, assez fluctuants, montrent une opinion publique partagée sur la question des unions civiles, mais fortement opposée aux adoptions par des couples de même sexe.

L'Eglise catholique, omniprésente en Italie, a pris plusieurs fois position pour rappeler le caractère central de la famille, comprise comme l'union entre un homme et une femme, mais sans appeler directement à manifester samedi. La Conférence épiscopale italienne (CEI) a ainsi rappelé vendredi dans un communiqué sa "préoccupation" devant toute tentative de mettre "sur le même plan" le mariage et les unions civiles avec l'introduction d'une "alternative à la famille".

Le vote final sur la proposition de loi Cirinna est attendu mi-février. Mais il doit ensuite recevoir l'aval de la Chambre des députés dans les mêmes termes, toute modification du texte entraînant alors son retour devant les sénateurs.

(Source AFP)

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Re: Italie Pour Matteo Renzi, les unions civiles gay ne peuvent plus attendre après le référendum irlandais

Message par vanessa-78 le Mer 3 Fév - 11:21

Ce que va changer le pacs à l'Italienne
Mardi 02 février 2016 à 14h43

Le débat sur la proposition de loi parlementaire sur l’union civile entre dans le vif du sujet mardi 2 février au Sénat.

Une première étape importante puisque le Parti démocrate (PD, centre gauche) – qui porte cette réforme écrite par la sénatrice Monica Cirinna – ne dispose pas de majorité à lui seul. Samedi 29 janvier, des dizaines de milliers d’opposants, épaulés par la puissante hiérarchie de l’Eglise, se sont rassemblés à Rome pour demander le retrait pur et simple du texte. Toutefois une majorité pourrait être trouvée avec les élus du Mouvement 5 étoiles à condition qu’aucune modification d’envergure ne vienne dénaturer cette réforme dont voici les principaux éléments :

Comment contracter une union civile ?

Pour valider leur union, les futurs partenaires doivent la faire enregistrer par un officier d’Etat civil, accompagnés de deux témoins. Le couple peut également choisir son régime patrimonial (communauté des biens ou séparation). Les personnes mineures (sauf dérogation), celles déjà mariées, celles ayant des liens consanguins, ou encore celles atteintes d’infirmités mentales sont exclues de ce contrat.

Quels sont les droits et les devoirs des partenaires ?

Les contractants s’engagent à vivre sous le même toit, à contribuer réciproquement aux besoins de la famille, à la fidélité et l’assistance morale et matérielle. Ce dernier point permettra à l’un des deux partenaires d’assister son conjoint en cas de maladie dans un service hospitalier, ce qui n’était permis jusqu’alors qu’au membre d’un couple marié. Les partenaires peuvent prendre pour nom de famille celui de l’un ou de l’autre, ou bien accoler leurs deux noms.

Que se passe-t-il en cas de décès de l’un des conjoints ?

L’héritage va en priorité au conjoint survivant. Ce dernier peut également percevoir une pension de réversion. Cette mesure est combattue par les centristes, partenaires du gouvernement, pour des raisons morales, parce que cette possibilité ne permet pas de différencier l’union civile du mariage, mais également pour des calculs financiers. Selon leurs estimations, elle coûterait 23 millions d’euros par an… En outre, le conjoint survivant du titulaire d’un contrat de bail pourra se maintenir dans les lieux.

Les conjoints peuvent-ils adopter ?

La loi Cirinna, en l’état, permet seulement l’adoption simple, par l’un des conjoints, de l’enfant de l’autre. C’est le point le plus controversé. Ses adversaires estiment qu’il constitue un « encouragement » pour les couples homosexuels à recourir à la gestation par autrui, interdite en Italie. Certains députés envisagent une formule de substitution appelée « garde renforcée » d’une durée à définir, au terme de laquelle un juge déciderait de la possibilité pour l’enfant d’être adopté.

Comment dissoudre une union civile ?

Sa dissolution est immédiate sans qu’il soit besoin, comme lors d’un mariage, d’attendre la fin du délai de latence de six mois entre une séparation et un divorce. Une pension alimentaire au bénéfice de l’un des conjoints peut être obtenue en fonction des conditions économiques de chacun.

Quand la loi entrera-t-elle en vigueur ?

Le texte pourrait être adopté en première lecture aux alentours de la mi-février. Il devra ensuite être débattu et adopté dans les mêmes termes à la Chambre des députés où le PD dispose cette fois de la majorité à lui seul. En cas de modification, la proposition de loi reviendrait au Sénat.

SOURCE LE MONDE

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Quand un humoriste met en péril la loi de l’union civile pour les couples homosexuels

Message par vanessa-78 le Dim 7 Fév - 16:20

Son one-man-show joué actuellement en Italie s’intitule « Grillo contre Grillo ». Le comique fait face à lui-même, à son double fondateur du Mouvement 5 Etoiles (M5S), une créature qui le dépasse parfois et avec laquelle il a annoncé vouloir "faire un pas de côté". Le magazine L'Espresso lui réserve sa une cette semaine sous ce titre prémonitoire « Grillo dove vai" (où vas-tu Grillo?) et évoque « un homme honnête mais en crise ».

Où vais-je? A droite toute, a répondu Beppe Grillo samedi. Dans une note de blog publiée en fin de journée, il appelle les sénateurs qui devront, à partir de cette semaine, voter les articles du projet d'union civile à user de leur « liberté de conscience » pour se prononcer sur le point le plus litigieux du texte offrant la possibilité d'adopter les enfants du conjoint. Une volte-face pour le M5S (deuxième formation politique du pays) qui avait jusqu'alors affirmé vouloir voter cette proposition de loi avec le Parti Démocrate (PD, centre gauche) à condition qu'aucune modification n'y soit apportée.

Beppe Grillo explique que le Mouvement n'a plus le temps d'organiser un référendum des militants par internet sur le texte alors qu'il est débattu depuis des mois en commission des lois au Sénat. Pourtant rappelle l'édition en ligne du quotidien La Stampa, en octobre 2004, 80 % des militants consultés par internet avait approuvé une motion « sur les droits et les devoirs des unions libres assimilées à un mariage à l'exclusion de la possibilité d'adopter des enfants étrangers au couple ».

Dès lors le sort de la loi Cirinnà en Italie, dernier pays d'Europe occidentale à n'accorder aucun statut aux couples du même sexe, est en péril. Au Parti Démocrate, qui n'a pas la majorité à lui seul au Sénat, 34 sénateurs ont faire connaître leurs réserves. La Parti du Nouveau centre droit (NCD), allié du gouvernement, est fondamentalement contre le texte. Il menace d'une crise si celui-ci était adopté avec les suffrages des élus de l'opposition. L'Eglise est vent debout. Enfin Matteo Renzi lui-même ne soutient la loi que du bout des lèvres.

Les parlementaires ouvertement catholiques se frottent les mains. Angelino Alfano, ministre de l'intérieur et président du NCD exulte sur tweeter: « le match est relancé. Toute la loi pourrait sautée ». La ministre de la Santé, Beatrice Lorenzin, a salué « la victoire de ceux qui réclamaient l'ouverture d'une discussion franche et sincère sur les possibles conséquences néfastes » de l'adoption. Pour une grande partie des catholiques l'adoption serait un encouragement à faire recours aux mères porteuses. Des dizaines de milliers d'entre eux étaient rassemblé samedi dernier à Rome pour manifester leur opposition.

En revanche les nombreux commentaires des militants du M5S sur le blog beppegrillo.it sont marqués d'une grande désillusion. Certains internautes fustigent l'attitude « démocrate chrétienne » de leur chef. Sur les réseaux sociaux, le mot-clé #dietrofrontM5S (la volte-face du M5S) est en tête des hashtags. Par le passé, Beppe Grillo a déjà suscité la stupeur de ses fidèles en affichant des positions à rebours de leur conviction sur les questions de l'immigration ou du droit du sol.

Reste le cas Beppe Grillo. Est-il un homme de droite qui a su séduire des électeurs radicaux ? A-t-il laissé les commandes à son mentor Gianroberto Casaleggio, un entrepreneur gestionnaire de son site, réputé conservateur? Le Mouvement 5 Etoiles - où les catholiques, militants comme élus, ne sont pas absents - cherche-t-il à élargir sa base électorale en vue des municipales de juin? Joue-t-il un coup en tentant de priver le centre-gauche et Matteo Renzi d'un succès, aux détriments des droits des homosexuels? Bref, fait-il, lui aussi, de la politique « avec un petit p» ...

Philippe Ridet
source : stophomophobie

vanessa-78

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Le vote sur les « unions civiles » entre conjoints de même sexe en Italie reporté sous la pression d’alliés de Matteo Renzi

Message par vanessa-78 le Sam 20 Fév - 11:27

Les chefs des groupes parlementaires du Sénat ont décidé de reporter à mercredi prochain la reprise de l'examen de la loi reconnaissant aux homosexuels le droit de s'unir civilement. La question de l'adoption des enfants du conjoint, violemment rejetée par les alliés de centre-droit de Matteo Renzi ainsi que la frange catholique de son Parti démocrate (PD), déchire la classe politique.

Jusqu'à présent, le M5S de l'ex-comique Beppe Grillo, deuxième parti du pays, répétait qu'il soutiendrait le texte à condition que l'adoption de l'enfant du conjoint soit maintenue. Mais, mardi soir, opérant un revirement inattendu, le M5S a annoncé au Sénat son intention de ne pas voter le « super-amendement » présenté par le PD pour accélérer justement l'adoption de la loi et éviter qu'elle ne soit vidée d'une partie importante de son contenu.

Un volte-face vivement dénoncé et un nouveau revers pour le président du Conseil, qui avait déjà promis de faire voter cette loi l'an dernier mais qui s'est heurté à de fortes résistances au Parlement et d'influence de l’Église catholique. Craignant la défection d'élus du Parti démocrate au pouvoir pendant le vote à bulletin secret du projet de loi, le chef du groupe parlementaire du parti de Matteo Renzi au Sénat, Luigi Zanda, a préféré reporter le vote. « Une période de réflexion pour rassembler les sensibilités politiques et trouver le moyen d'avancer de manière ordonnée », a-t-il expliqué.

Source : stophomophobie

vanessa-78

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Loi sur les unions civiles négociée « a minima » en ‪#‎Italie‬ : Militants homosexuels et sympathisants manifestent leur amertume !

Message par vanessa-78 le Mer 24 Fév - 22:30

« Honte, honte, honte », ont scandé des dizaines de militants mercredi soir non loin du Sénat, où le Parti démocrate (PD) de Matteo Renzi, après avoir échoué à faire passer le texte en l'état avec le soutien du Mouvement 5 Etoiles (M5S), a annoncé mercredi soir sur Twitter avoir obtenu un compromis avec ses alliés du centre-droit.
Ces élus catholiques ont déjà obtenu l'abandon de l'article permettant d'adopter l'enfant naturel de son conjoint. Selon la presse, ils ont obtenu d'autres changements comme le retrait de l'engagement à une vie commune dans la fidélité et à une assistance morale et matérielle réciproque, mais ont accepté de maintenir la pension de réversion ou le permis de séjour pour le conjoint étranger.

Le Sénat devrait se prononcer ce jeudi, voire vendredi, sur un maxi-amendement ou sur une série d'amendements entérinant cet accord, sur lequel M. Renzi s'est dit prêt à engager la responsabilité de son gouvernement.

Complètement détachée de la réalité !
« Pour nous, une loi sur les unions civiles qui ne respecte pas nos enfants est une loi inutile, vide », a expliqué à l'AFP Marilena Grassadonia, présidente de l'association Famiglie Arcobaleno (familles arc-en-ciel). « C'est comme si nos enfants avaient disparu. Comme si, au moment de signer l'union civile devant le maire avec ma compagne, je me retourne pour faire la photo avec nos enfants et qu'ils sont devenus des fantômes. Nous sommes très déçus, très amers (...) Mieux vaut ne rien avoir du tout qu'une loi de ce type qui nous humilie », insiste encore cette mère de trois enfants.

Claudia Toscana, 71 ans, dont le fils homosexuel a trois enfants, parle elle aussi de « honte pour l'Italie » : « Les politiciens font leurs petits jeux, leurs petites rivalités, tout ce qu'on espérait que pour une fois ils éviteraient. Et nous avons écouté les discours des sénateurs. Mais quels ignorants ! Nos destins sont dans les mains de quelques personnes vraiement indignes. Le problème est l'ignorance, les préjugés, pas le Vatican », insiste-t-elle.

Sur Facebook, son fils Claudio Rossi Marcelli, installé au Danemark avec sa famille, a expliqué ressentir « une sensation étrange : avant nous n'existions pas, maintenant au contraire nous existons mais nous valons moins que tous les autres ».

Les critiques sont d'ailleurs vives sur les réseaux sociaux, où au-delà d'une bataille d'arguments sur la responsabilité respective de M. Renzi, du PD et du M5S dans ce revers, pointe surtout l'amertume de voir que l'Italie restera loin derrière la plupart de ses partenaires européens.

« Une société qui humilie n'est pas une société décente, et l'Italie, aujourd'hui, humilie les personnes homosexuelles », écrit la philosophe Michela Marzano, député PD tentée par la démission.

« Je voulais informer nos politiciens pernicieux que les enfants des couples homoparentaux continueront à exister. Bande de clowns », raille une internaute. « Grâce à la loi, les gays auront maintenant des droits : apprendre l'anglais, l'espagnol ou le finlandais pour faire leurs valises et émigrer », ironise une autre.

Au milieu des drapeaux arc-en-ciel et des pancartes devant le Sénat, Fabrizion Marrazzo, porte-parole du Gay Center, une association de défense des droits des homosexuels, est plus mesuré. « C'est un sentiment doux-amer qui prédomine", explique-t-il. "Nous attendions une réponse positive à nos droits, et malheureusement il en manquera une partie (...). Mais ce sera un premier pas », espère-t-il.

Voilà comment une question fondamentale pour le futur de la société italienne a encore été instrumentalisée à des fins politiques.

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vanessa-78

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Re: Italie Pour Matteo Renzi, les unions civiles gay ne peuvent plus attendre après le référendum irlandais

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