La Grèce veut ouvrir l'union civile aux couples homosexuels

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La Grèce veut ouvrir l'union civile aux couples homosexuels

Message par vanessa-78 le Jeu 11 Juin - 12:12

Jeudi 11 juin 2015 à 07h37

Le gouvernement grec a présenté mercredi un projet de loi prévoyant d'ouvrir aux couples gays le contrat d'union civile en vigueur depuis plusieurs années et qui lui avait valu une condamnation par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour discrimination.

La modification du «pacte de vie commune» instauré en 2008 était une promesse du gouvernement de gauche radicale arrivé au pouvoir fin janvier.

Le projet de loi présenté mercredi prévoit que cette union civile puisse désormais concerner les couples de même sexe mais aussi les personnes ayant des liens familiaux, selon le ministère grec de la Justice.

«La Grèce, avec la mise en place d'un nouveau pacte d'union civile, cessera d'être l'un des derniers pays européens où les gens de même sexe ne disposent pas de l'accès à une sorte de reconnaissance officielle de leur relation», a écrit le ministère dans un communiqué.

La Grèce avait été condamnée en novembre 2013 par la Cour européenne des droits de l'Homme (CEDH) pour avoir créé un «pacte de vie commune» dont sont exclus les couples gays. Son adoption avait suscité un large débat, notamment au sein de la puissante Église orthodoxe.

Le gouvernement de coalition précédent associant conservateurs et socialistes avait dans un premier temps semblé prêt à légiférer rapidement avant de repousser sine die la présentation d'un texte.

Des personnalités religieuses ultra-conservatrices, comme le métropolite du Pirée Séraphim, avaient multiplié les sorties contre une telle évolution de la loi, décrivant l'homosexualité comme «une grave atteinte à Dieu» et menaçant d'excommunication les députés qui soutiendraient cette évolution.

La date de la discussion du projet de loi au parlement n'a pas été précisée. Si la majorité de gauche n'était pas soutenue sur ce texte par les députés de son partenaire gouvernemental de droite très traditionnelle (Grecs indépendants -ANEL), elle devrait pouvoir compter sur les votes de parlementaires d'autres partis.

Un autre autre changement promis par le gouvernement dans le domaine des questions de société est au menu des députés: l'octroi de la nationalité grecque aux enfants d'immigrés nés en Grèce ou y ayant effectué leur scolarité est actuellement discuté en commission parlementaire.

SOURCE lapresse.ca

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Re: La Grèce veut ouvrir l'union civile aux couples homosexuels

Message par vanessa-78 le Mar 30 Juin - 15:47

Les militants pour les droits LGBT regrettent une modification a minima de la législation
Peu après son arrivée au pouvoir, le gouvernement d'Alexis Tsipras annonçait l'ouverture prochaine de l'union civile aux couples homosexuels. Même si cette promesse illustre le chemin vers la tolérance effectué par la société grecque depuis plusieurs années, la communauté LGBT regrette une modification a minima de la législation.

S'il fallait un symbole que la société grecque commence à accepter ses concitoyens LGBT, ce sont les organisateurs de la Gay Pride d'Athènes qui l'apportent. "Pendant des années nous avons essayé de faire placer des affiches annonçant la Pride dans le métro, expliquent Fotini Pipi et Giannis Papagianopoulos. Et cette année, bonne surprise, ils ont accepté!" Pour les deux jeunes gens, la situation des homosexuels s'est nettement améliorée ces dernières années, au moins dans les grandes villes. Même la hausse du nombre d'actes homophobes recensés peut être observée dans ce sens. "Aujourd'hui, les victimes osent beaucoup plus dénoncer les agressions, analyse Fotini. C'est pour ça qu'on a l'impression qu'elles sont plus nombreuses. Mais évidemment, l'homophobie existe toujours, et les actes homophobes également."

La visibilité des personnes LGBT est un point clé dans la lutte pour l'égalité. Alors que la première Gay Pride, il y a onze ans, rassemblait à peine 500 participants, ils étaient en moyenne 20.000 ces trois dernières années. La municipalité d'Athènes a commencé à aider financièrement l'organisation de la parade, et beaucoup d'autres institutions s'investissent dans son organisation. Mais les disparités sont grandes entre les villes importantes et le reste du territoire. Dans les campagnes, il est plus difficile de rencontrer des semblables avec qui échanger, ainsi que de trouver des moyens de communication et d'information. "Hors des grandes villes, la situation des personnes LGBT est un vrai mystère, regrette Giannis. Nous n'avons aucune donnée. Mais d'après ce que nous avons pu entendre, un état des lieux ne serait pas très positif." De plus, il n'existe aujourd'hui qu'une petite dizaine d'associations reconnues défendant les droits LGBT.

Une loi beaucoup trop frileuse

Dans cette situation, l'annonce du gouvernement, le 11 février dernier, d'ouvrir l'union civile aux couples homosexuels représente un pas en avant très attendu. La Grèce est, avec la Lituanie, l'un des deux derniers pays de l'Union européenne à ne pas proposer une quelconque forme d'union juridique entre deux personnes de même sexe. La Cour européenne des droits de l'Homme a d'ailleurs été saisie par quatre couples homosexuels grecs, en novembre 2013, et le pays a été condamné à leur verser des indemnités à cause de cette discrimination.

Nikos Milonas fait partie de ceux-ci. Activiste depuis trente-cinq ans, notamment dans l'association Familles arcs-en-ciel qui milite pour la reconnaissance des familles non-hétérosexuelles, il a vu la société changer dans le bon sens, bien que trop lentement à son goût: "Même si nous sommes en avance sur de nombreux pays, notamment de l'Est, nous avons beaucoup de retard par rapport aux autres pays européens. Et certaines choses ne vont pas changer de sitôt." Familles arcs-en-ciel dialogue avec le ministère de la Justice grecque sur la question de l'union civile. Et ses militants regrettent la frilosité du texte en préparation. "La question de la parentalité ne sera même pas abordée, s'insurge Stella Belia, représentante de l'association. Les enfants de couples gays ne pourront toujours être reconnus que par un seul de leurs parents. Et ce n'est même pas la peine de parler d'adoption. Le ministère nous dit qu'il faudrait changer la loi sur la famille qui date de 1983, ce qui serait trop compliqué."

grece-homosexualiteLes militants pour les droits LGBT attendent en fait le rapport d'un comité scientifique nommé par le ministère de la Justice pour étudier la question de l'union civile pour tous, et dont les conclusions doivent être révélées mi-juin. Mais aucun d'entre eux ne se fait d'illusions. "On est encore loin du mariage et de la filiation, confirme Apostolis Vlachogiannis, juriste pour la fondation Marangopoulos pour les droits de l'Homme. Concernant le droit de la famille, la Grèce est parfois très progressiste, par exemple concernant la fécondation in vitro, mais peut aussi être très conservatrice."

Des obstacles sociétaux encore importants L'égalité doit en effet faire face à de nombreux obstacles. Dans un pays où les mariages religieux ont une valeur juridique et les prêtres sont agents de l'État, la religion infuse l'ensemble de la société. "On ne peut pas sous-estimer le poids politique de l'Église, indique Apostolis Vlachogiannis. Il y a déjà eu quelques réactions de sa part après l'annonce de la future loi." Pourtant, les militants ne s'attendent pas à une mobilisation massive contre l'union civile ou même un éventuel mariage. "Nous avons été étonnés de voir de telles manifestations contre le mariage pour tous en France, reconnaît Fotini Pipi. En Grèce, personne ne prendrait la peine de descendre dans la rue, à part peut-être quelques personnes âgées qui ne pourraient même pas se déplacer."

Giannis Papagianopoulos est plus réservé. "À l'heure actuelle, il n'y a pas de groupes anti-gays vraiment organisés. Mais l'Église pourrait très bien se mobiliser contre la loi d'union civile." Changer les mentalités est alors un défi de tous les jours pour les militants. En plus de son action avec Familles arcs-en-ciel, Stella Belia travaille dans une école maternelle. Malgré les critiques concernant son couple et sa peur de perdre son travail, elle tient à enseigner des valeurs de tolérance aux enfants. Mais en Grèce, les parents sont très impliqués dans l'organisation et les programmes des écoles, ce qui peut constituer un obstacle majeur. "C'est très difficile d'éduquer les enfants, admet cette mère de jumeaux. Tout dépend toujours de l'ouverture d'esprit des parents, et certains sont par exemple proche des partis d'extrême droite, peu sensibles à la cause homosexuelle." Son association travaille donc avec des écoles de professorat d'Athènes et de Thessalonique pour intégrer les questions de genre aux programmes. En Grèce, le chemin vers l'égalité passera par l'éducation.

Article publié sur Newsgreek.fr, le projet des étudiants en journalisme du Celsa à Athènes, en partenariat avec BFMTV.com.

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Re: La Grèce veut ouvrir l'union civile aux couples homosexuels

Message par vanessa-78 le Dim 13 Déc - 11:15

Grèce: vers la légalisation des unions homosexuelles

Le ministère grec de la justice a déposé un projet de loi autorisant les unions civiles homosexuelles, qui doit être soumis au vote le 22 décembre. La Grèce s’acquitte ainsi de ses obligations, après avoir été condamnée en 2013 par la Cour européenne des droits de l’Homme pour discriminations, après une plainte de militants homosexuels.

Le petit parti de droite souverainiste Anel, allié à Syriza (gauche) dans la majorité gouvernementale, a laissé entendre qu’il pourrait voter contre, mais le gouvernement d’Alexis Tsipras espère bénéficier du soutien de l’opposition socialiste et centriste.

Le texte élargit les droits des contractants, leur accordant en matière de fiscalité, retraites et héritage un statut équivalent à celui des couples mariés. Mais il ne leur accorde par le droit à l’adoption.

L’Eglise orthodoxe grecque, qui n’est pas séparée de l’Etat, a réagi à la publication du projet de loi en réitérant une condamnation, datant de 2013, des « aberrations de l’institution familiale ». Selon l’Eglise, ces « aberrations » incluent « le mariage civil », légalisé en Grèce en 1981, « la famille monoparentale, l’union libre et le soi-disant mariage homosexuel ».

Le haut-clergé orthodoxe s’est toutefois dans l’immédiat abstenu de monter au créneau, à l’exception de quelques dignitaires notoirement racistes et homophobes. Parmi ces derniers, l’évêque de Kalavryta (Péloponnèse) a qualifié les homosexuels de « déficients mentaux », et appelé les fidèles à « leur cracher dessus ».

C’est notamment sous la pression de l’Eglise que le gouvernement de droite de l’époque avait explicitement exclu les couples homosexuels du pacte d’union libre créé en 2008 pour harmoniser le droit national avec les règles communautaires et moderniser un droit familial inchangé pendant 20 ans.

Source : infolgbt

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Re: La Grèce veut ouvrir l'union civile aux couples homosexuels

Message par vanessa-78 le Sam 19 Déc - 11:45

La reconnaissance de l'union homosexuelle divise la coalition gouvernementale
Le projet de loi sur la reconnaissance des couples homosexuels, proposé par Syriza, parti du Premier ministre grec Alexis Tsipras, a été rejeté jeudi en commission par Anel (souverainistes, droite), son allié au gouvernement.

Mis en ligne le 17/12/2015

Lors du débat en commission, qui précède celui au Parlement prévu la semaine prochaine, Anel (Grecs Indépendants) a voté non à ce projet, comme l'ont fait les communistes du KKE et le parti néonazi Aube dorée, selon cette source.

Syriza, parti de gauche radicale d'Alexis Tsipras, a bénéficié en revanche du soutien des socialistes du Pasok, de Potami (centre), et de l'Union des centristes, et par conséquent le projet devrait être adopté facilement, mardi en principe.

De son côté, le principal parti d'opposition, Nouvelle-Démocratie (conservateurs) n'a pas voulu s'exprimer en commission.

En 2008, lors de l'instauration par Nouvelle-Démocratie d'un PaCSgrec, qui excluait à l'époque les couples homosexuels, Syriza, alors dans l'opposition, avait condamné le texte comme "discriminatoire", et lors de son arrivée au pouvoir en janvier, avait promis la légalisation des couples homosexuels.

A la suite d'un recours des représentants des associations grecques d'homosexuels devant la Cour européenne des droits de l'Homme, cette dernière a condamné la Grèce en 2013 pour violation du droit de respect à la vie privée et familiale, ce qui contraint le pays à harmoniser sa législation avec les règles européennes.

Le projet de loi élargit les droits des contractants d'une telle union, leur accordant en matière de fiscalité, retraites et héritage un statut équivalent à celui des couples mariés. Mais il ne leur accorde pas le droit à l'adoption, ce qui est toujours critiqué par des associations de défense des droits homosexuels.

Ce n'est pas la première fois que Anel vote contre un projet de loi de Syriza depuis janvier, dans le cadre de ce qui s'apparente à des marges de manoeuvre sur les thèmes de société laissée par Alexis Tsipras à son partenaire. Ainsi, au printemps, Anel avait voté contre la facilitation de l'obtention de la nationalité grecque pour les enfants d'immigrés nés en Grèce. Déjà, le texte avait été adopté grâce aux voix de l'opposition.

Les députés d'Anel lui apportent en revanche leur indispensable appoint lors des votes des lois sociales et économiques liées au plan d'aide accepté en juillet, rejetées par le reste de la classe politique.

(Source AFP)

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Re: La Grèce veut ouvrir l'union civile aux couples homosexuels

Message par vanessa-78 le Mer 23 Déc - 22:52

Le Parlement grec a approuvé mardi un projet de loi autorisant les accords de partenariats civils pour les couples homosexuels malgré l'opposition d'une partie de la classe politique et de l'Église orthodoxe. Le texte a été adopté par 193 députés sur les 249 qui étaient présents, et 56 députés ont voté contre.

« C'est un jour important pour les droits de l'Homme », a déclaré devant les députés le premier ministre Alexis Tsipras. Le vote met fin à une pratique « d'arriération et de honte » pour la Grèce, a-t-il dit.

Le texte a été approuvé par Syriza, le parti de gauche radicale de M. Tsipras, et par quatre autres formations. Mais le parti nationaliste des Grecs indépendants (ANEL), qui fait pourtan partie de la coalition gouvernementale dirigée par M. Tsipras, a voté contre.

« La Constitution grecque protège la maternité. Y a-t-il maternité chez les hommes ? », a déclaré un député d'ANEL, Vassilis Kokkalis.

La nouvelle loi résout les questions de propriété et d'héritage mais ne contient pas de dispositions relatives à l'adoption d'enfants par les couples de même sexe.
Amnesty International a salué un vote «historique», tout en soulignant que les homosexuels restent sujet à l'hostilité en Grèce.

« Malgré ce premier pas, les LGBTI vivent toujours dans un climat d'hostilité dont les autorités ne les protègent pas de manière adéquate », a déclaré Gauri van Gulik, directeur adjoint d'Amnesty International pour l'Europe et l'Asie centrale.
«Les agressions physiques deviennent plus fréquentes, les discours de haine sont courants et ne rencontrent pas d'opposition des autorités», a dit M. Gulik.

La Grèce a été condamnée pour discrimination contre les homosexuels par la Cour européenne des droits de l'homme en 2013, après que les couples de même sexe eurent été explicitement exclus en 2008 d'une précédente loi sur les unions civiles.

« Plutôt que de célébrer (le présent vote), nous devrions présenter nos excuses à des milliers de nos concitoyens », a déclaré Alexis Tsipras.
Avant le vote, des membres de la communauté LGBTI avaient manifesté devant le parlement et devant la cathédrale d'Athènes.
« L'amour n'est pas un péché », proclamait une pancarte tenue par des manifestants, tandis que deux jeunes hommes habillés en prêtres s'embrassaient devant la cathédrale.

Avant le vote qui vient d'intervenir, la Grèce était l'un des derniers pays d'Europe où les couples de même sexe ne recevaient aucune forme de reconnaissance officielle.

L'Eglise orthodoxe grecque, qui désapprouve officiellement l'homosexualité, avait fait pression en 2008 pour que la loi sur les unions civiles adoptée à l'époque ne s'applique pas aux homosexuels.
Un influent évêque grec a décrit cette semaine l'homosexualité comme « un crime » et a déclaré que les gays étaient « maudits » et qu'on devait « leur cracher dessus »

Source : stophomophobie

vanessa-78

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Le maire d'Athènes a célébré la première union civile gay

Message par vanessa-78 le Mar 26 Jan - 22:45

La première union civile grecque a été célébrée par le maire d'Athènes Giorgos Kaminis lundi 25 janvier.

E-llico.com

Mis en ligne le 26/01/2016

Les couples de même sexe ont commencé à conclure des unions civiles lundi 25 janvier après la vote par le parlement de la loi instaurant ce partenariat pour les couples de même sexe en décembre dernier.

La première cérémonie d'union civile a été conduite par le maire d'Athènes Giorgos Kaminis au bénéfice d'un couple d'hommes qui a souhaté rester anonyme - un médecin et un enseignant.

"C'est le premier jour que la loi est appliquée et ce jour est très important pour les droits civils en Grèce et la mis en conformité du pays avec la réalité internationale", a déclaré le maire qui a souhaité un "brillant avenir" au couple, avant de tweeter une photo de lui signant l'union à la mairie d'Athènes.

Lors de la gay pride Athènes de l'année dernière, Kaminis avait déclaré qu'il espérait célébrer la première union civile en Grèce, en disant que ce serait un "grand honneur".

Sur Twitter, beaucoup de messages de félicitations du couple ont fleuri et le maire a été qualifié de "champion de l'égalité et de la liberté".


Le parlement grec a approuvé le projet de loi donnant le droit à l'union civile aux couples de même sexe malgré une forte opposition de l'influente Eglise orthodoxe.

La nouvelle législation accorde aux couples homosexuels un grand nombre des mêmes droits juridiques semblalbles à leurs homologues hétérosexuels dans le mariage.

La nouvelle loi résout les questions de propriété et d'héritage mais ne contient pas de dispositions relatives à l'adoption d'enfants par les couples de même sexe.

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