Indonésie : Inauguration d’une école islamique pour « transsexuels »

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Indonésie : Inauguration d’une école islamique pour « transsexuels »

Message par vanessa-78 le Mer 11 Mar - 12:44

Information datant de mai 2014


Inauguration d’une école islamique pour « transsexuels »

Posted by La rédaction Date: 05 mai , 2014

Une école islamique un peu particulière a ouvert ses portes à Yogyakarta, sur l’ile de Java en Indonésie. Nommée « Waria Al-Fatah », elle se destine à fournir une éducation islamique pour tous, sans tenir compte de l’orientation sexuelle des individus.

A la cérémonie d’ouverture, Abdul Muhaimin, le directeur de l’école, a déclaré que personne n’a le droit de rabaisser les autres, y compris les « transgenres » car chaque individu a été crée par Dieu. Il rajoute :

« Selon le coran, nous ne sommes pas autorisés à classifier les gens sur la base de valeurs économiques, sociales, politiques, sexuelles ou théologiques ».

Il persiste en affirmant que le « transgenrisme » ou plus correctement la « transidentité », bien qu’elle n’ait pas été clairement mentionnée dans le coran, a été discutée dans la jurisprudence islamique (le Fiqh).

Les locaux de l’école sont situés dans un immeuble appartenant à Shinta Ratri (un militant pour la cause des homosexuels, des transgenres et des transsexuels) et accueillent une trentaine d’élèves.

Un « transsexuel » est un individu dont le sexe à la naissance ne correspond pas à son identité sexuelle. Pour échapper à ce paradoxe, il optera pour une attitude et un mode de vie correspondant à son identité sexuelle.

Au contraire du « travesti » qui ne souhaitera pas nécessairement changer de sexe, le transsexuel voudra généralement « devenir » l’autre qu’il se sent être en ayant recours à la chirurgie.

L’Indonésie est le plus grand pays musulman par sa population. On compte plus de 220 millions d’habitants dont 87% se déclarent Musulmans.

En Iran, le changement de sexe est légal depuis plus de 25 ans. Le leader religieux de la révolution « islamique » iranienne, l’Ayatollah Rouhollah Khomeini avait émis un avis juridique (fatwa) par lequel il autorisait les individus à changer de sexe lorsqu’ils ont été diagnostiqués transsexuels.

Des théologiens d’Al-Azhar avaient de leur côté considéré en 1988 qu’il était possible pour des individus d’avoir recours à des opérations chirurgicales s’ils souffrent d’hermaphrodisme (le fait de naître les sexes féminin et masculin à la fois). En l’occurrence, l’individu concerné peut légalement, c’est-à-dire selon la loi islamique, se faire opérer pour opter pour l’un ou l’autre sexe.

Islamic-News.info avec Onislam.net/

vanessa-78

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Re: Indonésie : Inauguration d’une école islamique pour « transsexuels »

Message par vanessa-78 le Sam 14 Mar - 11:15

Etre transsexuel en Indonésie, c'est plus ce que c'était
Lundi 29 septembre 2014 à 07h58

En Indonésie, la communauté LGBT, et plus particulièrement celle des transsexuels, ne vit pas cachée. Mais cela ne veut pas dire que la perception que l’on y a d’eux ne peut pas être… décalée.

Auparavant, les transsexuels avaient leur place au sein de la société : leur fonction relevait du spirituel, ils étaient les médiums entre la Terre et l’au-delà. Ils forçaient le respect car ils étaient considérés comme des êtres surnaturels.

De nos jours, plus tellement. Exemple frappant avec un téléfilm (carrément, un soap-opéra) diffusé le mois dernier pendant la plus grande fête religieuse du pays, Aïd el-Fitr, qui célèbre le premier mois du ramadan.

Le film, « Insyafnya Seorang Waria », que l’on pourrait traduire par « La Prise de conscience d’un transsexuel » est un exemple frappant de la vision négative des transsexuels au sein de la société indonésienne.

Un téléfilm sur le « bon » chemin

« Waria », le nom indonésien donné aux transsexuels, est un mélange entre le mot « wanita » qui veut dire femme et « pria », homme. Ils apparaissent régulièrement au cinéma ou à la télé, mais ont tendance à être représentés de manière méprisante.

« Insyaf » veut dire « réaliser/prendre conscience », ici, sous-entendu, prendre conscience que l’on est sur le mauvais chemin. En effet, le but du film est de dévoiler le parcours de ce waria, et la façon dont il retrouve le « bon chemin », redevient un « homme », épouse la religion musulmane, et même, ouf, finit par se marier à une femme.

Pour la communauté LGBT, et en particulier les transsexuels, ce film encourage les discriminations dont ils sont déjà victimes dans le pays en les présentant comme des « anormaux » à soigner.

Pour les activistes, ce film fait aussi passer le message que toute relation s’éloignant du schéma traditionnel « mari + femme » est contraire aux enseignements religieux.

100 coups de canne

Ce qui inquiète les experts des droits de l’homme dans l’archipel, c’est qu’une oppression naissante pourrait prendre le dessus d’ici quelques années. La semaine dernière, un rapport de Human Rights Watch a été publié, révélant la menace que subissent les transsexuels en Malaisie.

« Cela commence avec la Malaisie, puis cela prend la province d’Aceh (au Nord de l’île de Sumatra, où la charia est appliquée) », explique Andreas Harsono, le représentant de Human Rights Watch en Indonésie. D’ailleurs, une loi vient de passer dans la province : 100 coups de canne si l’on a des relations intimes homosexuelles.

Deux raisons d’espérer

La communauté transsexuelle indonésienne peut tout de même se vanter de deux choses :

l’une, « Les Principes de Jogjakarta » (ville au centre de l’île de Java), signés en 2007, qui visent à l’application des droits de l’homme en matière d’orientation sexuelle et d’identité de genre ;

et, dans un autre registre, la création de l’une des premières maisons de retraite pour transsexuels au monde. A Depok, au sud de Jakarta, la maison de Yulianus Rettoblaut, plus connue sous le nom de Mami Yuli, accueille depuis plusieurs années les transsexuels ayant atteint un certain âge.

Les fonds manquent pour loger tous ceux qui souhaiteraient y habiter, mais la maison est ouverte à ceux qui veulent des conseils pour s’en sortir. Pour les responsables, il s’agit également d’éviter que de nombreuses femmes soient livrées à elles-mêmes et se tournent vers la prostitution pour pouvoir survivre.
Source Nouvel OBS

vanessa-78

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Re: Indonésie : Inauguration d’une école islamique pour « transsexuels »

Message par maisonespoir le Mar 17 Mar - 11:03

j'espère que cette école va évoluer et qu'elle sera épargner d'actes homophobes et autres.

maisonespoir

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Re: Indonésie : Inauguration d’une école islamique pour « transsexuels »

Message par vanessa-78 le Mer 25 Mar - 23:00

ers la peine de mort pour les actes homosexuels?
Publié par Marion Chatelin
Le Conseil indonésien des Oulémas a publié un texte religieux proposant la criminalisation de l'homosexualité dans le pays.

Alors que l’Indonésie semblait il y a quelques années en bonne voie vers une certaine ouverture et la non-discrimination des personnes LGBT, cette tendance semble, selon The Jakarta Globe, radicalement s’inverser. En effet, la plus haute instance religieuse islamique d’Indonésie a émis une fatwa – un avis juridique donné par un ou plusieurs spécialistes de la loi islamique sur une question particulière – au début du mois proposant d’instaurer une série de peines allant de la lapidation à la peine de mort pour les personnes coupables du «crime homosexuel».

L’Indonésie n’interdit pas, à l’heure actuelle, les relations homosexuelles. Le Conseil indonésien des Oulémas – l’équivalent sunnite du Mollah –, la plus haute instance religieuse islamique du pays, considère l’homosexualité comme un péché ou une maladie qui doit être soignée. Selon Detik News, la fatwa a été publiée dans le but de «rappeler au public» que l’homosexualité est un «comportement déviant» qui «souille la dignité de l’Indonésie».

HOMOSEXUALITÉ INTERDITE PAR LA LOI ISLAMIQUE
Pour le leader de la commission du Conseil indonésien des Oulémas qui a édicté cette fatwa, Hasanuddin A.F., la «sodomie, les homosexuels, les gays et les lesbiennes sont interdits par la loi islamique. C’est un acte infâme puni de la peine de mort». «Peu importe s’ils ou elles s’aiment, ajoute-t-il. Dans la loi islamique c’est un acte sexuel qui doit être lourdement sanctionné. Cela serait mauvais que le gouvernement permette le mariage des couples de même sexe».

Pour Phelim Kine, directeur adjoint du département Asie de l’ONG Human Rights Watch (HRW), «l’intolérance et l’encouragement à la persécution d’une minorité ne sont pas surprenant». En septembre 2014, la province d’Aceh avait pris deux règlements criminalisant l’homosexualité: ils étendent la loi islamique aux non-musulmans, criminalisent à la fois les actes sexuels homosexuels consentis et toutes les relations sexuelles hors mariage. La peine maximale encourue est de 100 coups de fouet ainsi que 100 mois d’emprisonnement.

«Ces deux règlements et les autres lois inspirées de fatwas discriminatoires violent les droits humains fondamentaux garantis par des traités internationaux dont l’Indonésie est signataire», souligne HRW. Le communiqué évoque ainsi le pacte international des droits civiques et politiques, ratifié en 2005 par l’Indonésie et qui consacre notamment le droit au respect de la vie privée et de la vie de famille ainsi que la liberté d’expression.

vanessa-78

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Re: Indonésie : Inauguration d’une école islamique pour « transsexuels »

Message par vanessa-78 le Mer 16 Mar - 12:32

La seule mosquée réservée aux personnes trans menacée de fermeture

Après un tremblement de terre qui a fait plus de 5.000 morts dans la ville indonésienne de Yogyakarta en 2006, des femmes transgenres de la ville ont décidé de créer un espace dans lequel elles pourraient prier ensemble. En 2008, elles ont fondé Al Fatah Pesantren, la seule madrasa pour waria (femmes transgenres en Indonésie) du monde. Cette école accueille une quarantaine d’élèves. La plupart n’ont pas reçu une éducation islamique traditionnelle quand elles étaient jeunes car elles ont été expulsées de leurs foyers du fait de leur identité de genre.

En Indonésie, les femmes transgenres sont appelées warias, un mot qui est une contraction de «wanita», qui veut dire femme, et «pria», qui veut dire homme en indonésien. Elles sont exclues de la plupart des emplois habituels et gagnent souvent leur vie en tant que couturières, coiffeuses, danseuses ou prostituées.
Mais, malgré une sexualité qui va à l’encontre des normes sociales acceptées, ces femmes sont croyantes et veulent pouvoir pratiquer leur religion. Or certaines ont expliqué au journaliste du New York Times qu’il leur était difficile de prier dans les mosquées traditionnelles, où les gens les dévisagent ou refusent de s’asseoir à côté d’elles.

Si leur école n’a pas été reconnue par le Conseil des Oulémas, qui assiste le gouvernement en ce qui concerne les questions religieuses, elle est en revanche soutenue par Nahdlatul Ulama (N.U.), la plus grande organisation musulmane du pays.
En effet, de nombreuses institutions affiliées à N.U. ont accepté d’envoyer des enseignants à la madrasa, et ont mis sa directrice, Shinta Ratri, en contact avec des leaders religieux qui soutiennent sa mission pour une plus grande acceptation de ces femmes.

Ce centre a été défendus par les dirigeants musulmans progressistes, qui acceptent l’école comme un symbole de tolérance à un moment où l’inquiétude est générale car la tradition islamique historiquement tolérante en Indonésie est remplacée par des formes plus doctrinaires de l’Islam importés du Moyen orient.

Mais cela n’aura pas suffit : la survie de la mosquée est pas assurée. A problèmes financiers se joint à l’opposition de certains clergé local qui ont retiré leur soutien initial après la presse locale faire connaître l’existence du centre islamique.

L’affirmation religieuse que la mosquée viole une longue liste de règles indispensables, à commencer par l’absence de séparation adéquate des hommes et des femmes pendant la prière.

Le gouvernement indonésien ne s’est pas encore occupée de la mosquée homosexuelle Yogyakarta. Cependant, alors que sur l’île de Java fait preuve d’ouverture, la province septentrionale d’Aceh applique la version plus stricte de la loi islamique (charia) qui criminalisent encore l’homosexualité.

La culture javanaise est beaucoup plus ouverte en matière de genre, parce que les femmes transgenres faisaient partie de la culture javanaise bien avant l’arrivée de l’islam

source ; infolgbt

vanessa-78

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Re: Indonésie : Inauguration d’une école islamique pour « transsexuels »

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